Ce que la capture constate
Nous demandons la page à son serveur comme le ferait un visiteur, et nous archivons ce qu'il renvoie. L'attestation nomme l'adresse demandée, l'adresse réellement archivée si une redirection intervient, le code de réponse, l'adresse IP du serveur et l'instant de la capture.
Cette distinction fait toute la valeur du constat. Une archive seule prouve qu'un contenu existait. Ces métadonnées prouvent qu'il était publié à cette adresse, par ce serveur, à cette date.
La capture n'est pas un acte authentique. Elle constate le contenu servi à une adresse à une date, et c'est cette portée exacte que l'attestation énonce.
Ce que contient l'archive
L'archive horodatée réunit quatre pièces, dont l'empreinte est scellée par un jeton d'horodatage RFC 3161.
- La page elle-même, dans le code que le serveur a renvoyé.
- Les en-têtes HTTP de la réponse, qui identifient le serveur et sa configuration.
- Un relevé de capture lisible, reprenant l'adresse, le code de réponse et les empreintes.
- Un rendu visuel de la page, lorsque celui-ci a pu être produit.
Le rendu visuel dépend d'un navigateur et n'est pas systématique. L'attestation n'annonce que ce qui a réellement été capturé, et signale son absence le cas échéant.
A quoi cela sert
Une page web se modifie et disparaît sans laisser de trace. La capture fixe son contenu à une date, avant qu'elle change.
- Constater une publication qui vous porte préjudice, avant son retrait.
- Établir l'antériorité d'une offre, d'un tarif ou d'une mention publiée.
- Conserver l'état des conditions générales d'un service au jour où vous y avez souscrit.